Making a murder, entre thriller et saga judiciaire

Tous à vos abonnements Netflix, car le 19 octobre prochain, le site de streaming diffusera en exclusivité la saison 2 de la série du moment, Making a murder. Voilà 3 ans déjà que cette série nous tient en haleine, relatant une histoire tout à fait atypique, mais dans un style pour le moins accrocheur.

La saison 2 s’inscrit tout aussi dans cet esprit d’aventure palpitante où se mêlent le thriller et la saga judiciaire. C’est un chef d’œuvre qu’on doit à l’ingéniosité de Moira DEMOS et Laura RICCIARDI, deux réalisatrices de renom dont vous sentirez la patte dans chaque scène des 10 épisodes de cette nouvelle saison.

Une saison 2 tout aussi palpitante

Quand la réalité et la fiction rivalisent, Making a Murder en est le résultat. En décembre 2015, la saison 1 de la série documentaireétait disponible sur Netflix sous forme de série documentaire. Elle mettait en scène une intrigante enquête judiciaire, dans laquelle Steven Avery est reconnu coupable d’un meurtre en 1985. De disculpation en condamnation, le personnage principal passa 18 ans derrière les barreaux pour des faits de viol.

En 2003, une analyse ADN permit d’identifier le véritable coupable et Steven Avery fut disculpé. Ce sont 10 longues années de procédure qui sont relatées à travers les épisodes retraçant une histoire vraie.

Alors qu’il reprenait à peine le cours d’une nouvelle vie d’homme libre, il doit faire face à une nouvelle accusation de viol. Il est accusé d’avoir violé et tué Teresa Halbach qui lui valut une condamnation à perpétuité cette fois, une peine qu’il partagera avec son neveu Brendan Dassey, qui avoua avoir commis le crime avec son oncle.

La saison 2 retrace donc la nouvelle bataille de Steven Avery pour sa libération, avec l’aide d’une avocate émérite qui a fait de la disculpation des innocents condamnés à tort son cheval de bataille. Ce sont 10 nouveaux épisodes d’intrigue que vous pourrez suivre passionnément grâce à un abonnement Netflix à partir du 19 octobre.

Le reflet d’une bien triste réalité

Derrière les intrigues d’un scénario bien ficelé se cachent, malheureusement, les reflets d’une bien triste réalité : celle d’un système judiciaire qui prive de liberté des milliers d’innocents. Comme Steven Avery, le personnage principal de cette série, ils sont des milliers d’Américains à croupir dans des prisons d’État parce qu’ils sont des victimes d’un système de corrompus, dont les acteurs sont prêts à tout pour fabriquer des coupables de circonstance.

Malheureusement, tous n’ont pas la chance d’avoir une Kathleen Zellner comme avocat, prête à tous pour sortir de prison les personnes condamnées à tort. C’est donc sur l’un des plus grands fléaux sociaux que Making a murder, dans une société dans laquelle l’intégrité de la police est de plus en plus remise en cause et dans laquelle on peut se retrouver en prison pour un crime qu’on n’a pas commis.